Reykjavik - Soirée du Nouvel An

Sculture Solfar, un bateau viking
Sculpture Solfar lors d’une promenade en front de mer.
Salle de spectacle Harpa
L’Harpa, grande salle de spectacles et de concerts.
Carte de l'Islande

Pour cette première journée en terres islandaises, nous découvrons Reykjavík, une capitale à taille humaine d’environ 140 000 habitants. Ici, pas de grands immeubles, mais des petites maisons colorées et de jolies fresques de street art au détour des rues. Après le centre-ville, nous bravons le vent glacial pour longer le front de mer avec les montagnes d’Akranes en arrière-plan.

Le froid nous pousse à chercher un café, mais le 31 décembre tout ferme très tôt. Au coin d’une rue, nous trouvons enfin une porte ouverte : surprise, c’est le musée du phallus. Une pause aussi inattendue qu’amusante.

Nous poursuivons ensuite jusqu’à Grotta, sa plage et son phare, un lieu parfait pour les aurores boréales… qui resteront discrètes ce jour-là. La journée se termine par un feu de joie sur la plage, puis par un spectacle impressionnant de feux d’artifice illuminant toute la ville, une tradition islandaise à la fois festive et solidaire.

Une première journée riche en découvertes, surprenante et magique, à l’image de l’Islande.

Une rue de Reykjavik avec le drapeau LGBT paint au sol
Une rue de la capitale.
L’église Hallgrimskirkja, église luthérienne de 73m de haut.
L’église Hallgrimskirkja, église luthérienne de 73m de haut.
Une sculture en bois d'un phallus
Musée du phallus.
La plage de Grótta
Grótta, à l'extrémité de la péninsule de Seltjarnarnes.
Le lac de Tjörnin, presque entièrement gelé.
Le lac de Tjörnin, presque entièrement gelé. Autour, on y trouve notamment la mairie et l’université d’Islande
Feu de joie du nouvel an.
Gróttuviti, le phare de Grótta.
Gróttuviti, le phare de Grótta.
Feu d’artifice du nouvel an, une tradition islandaise.

Cercle d’or : Gullfoss - Geysir

Cascade Gullfoss
Cascade Gullfoss
Cascade Gullfoss
Cascade Gullfoss
Carte de l'Islande

Deuxième journée de notre voyage, cap vers les terres intérieures et le mythique Cercle d’Or. Il nous faudra près de deux heures de voiture pour rejoindre Gullfoss, l’une des trois grandes étapes de cet itinéraire emblématique. La route à elle seule vaut le détour : des paysages à couper le souffle, sauvages, immenses, presque irréels. À l’arrivée, la cascade se mérite. Le vent souffle fort, le sol est gelé et parfois glissant. Petit conseil pour les futurs voyageurs : pensez aux crampons, le site n’est pas des plus sécurisés. Certains panneaux sont d’ailleurs très explicites, indiquant qu’au-delà de certains points, en cas de chute, les secours ne pourront pas intervenir. Malgré tout, Gullfoss est absolument magnifique, puissante et impressionnante, et fait vite oublier le froid et les rafales.

Nous poursuivons ensuite vers le champ géothermique de Geysir. Ici, plusieurs sources d’eau chaude fument en continu, l’eau prenant parfois une teinte bleutée fascinante. L’atmosphère est saisissante, renforcée par l’odeur très prenante du soufre, rappelant celle de l’œuf pourri, qui flotte en permanence dans l’air. Un seul geyser est encore réellement actif : Strokkur. L’attente est récompensée. Juste avant l’éruption, l’eau forme une énorme bulle parfaitement lisse au-dessus du trou, puis explose soudainement en un jet pouvant atteindre jusqu’à 30 mètres de haut. Nous avons eu la chance d’assister à ce spectacle naturel, aussi bref qu’impressionnant.

Le dernier site du Cercle d’Or, le parc national de Thingvellir, restera malheureusement pour une autre fois. Le soleil se couche déjà aux alentours de 16 heures. Ce parc est pourtant unique, situé à la rencontre des plaques tectoniques nord-américaine et eurasiatique. L’activité sismique y est visible à travers les nombreuses failles et fissures qui parcourent le site, ce qui le rend encore plus délicat en hiver, lorsque la neige recouvre tout et que l’absence de lumière complique les déplacements. Ce qui frappe en Islande, c’est ce contraste étonnant : même sur des sites très touristiques, tout reste extrêmement naturel. Pas d’éclairage artificiel, parfois seulement une simple corde pour délimiter les zones dangereuses.

Mais la journée nous a déjà offert bien plus que ce que nous espérions. Sur les routes, les paysages désertiques défilent, presque sans traces de civilisation. On se sent libres, petits face à l’immensité, et parfois presque seuls au monde. Un sentiment rare et précieux, qui donne déjà envie de continuer l’aventure.

Un geyser au repos
Geysir
Cascade Gullfoss
Cascade Gullfoss
Un geyser au repos
Geysir
Cascade Gullfos
Cascade Gullfos
Plusieurs petits geyser qui fument
Geysir
Un geyser qui jaillit

Péninsule de Snaefellsnes - Krauma

Arnarstapi
Arnarstapi
Gatklettur
Gatklettur
Statue de Bárður Snæfellsás
Statue de Bárður Snæfellsás
Montagne Stapafell
Montagne Stapafell
Cascade Selvallafoss
Cascade Selvallafoss

Troisième journée de notre voyage, direction la péninsule de Snæfellsnes, au nord de Reykjavík. Environ deux heures de route nous attendent, mais comme souvent en Islande, le trajet fait déjà partie de l’aventure. Une fois encore, les paysages sont à couper le souffle, alternant étendues enneigées, montagnes et horizons infinis.

Première étape : Arnarstapi, un petit village côtier, ancien port de pêche niché dans une petite crique. En approchant du village, on devine au milieu de la neige quelques champs de lave, vestiges sombres contrastant avec le blanc immaculé du paysage.À notre arrivée, pause déjeuner dans le seul restaurant du village. L’endroit est minuscule et très prisé, il faut donc s’armer de patience, mais l’accueil chaleureux de la propriétaire rend l’attente plus agréable.

Le ventre plein, nous nous dirigeons vers la côte. Très vite, notre regard est attiré par une immense statue de pierre : Bárður Snæfellsáss, une divinité liée au mont Snæfell. Selon la légende, Bárður, mi-humain mi-troll, serait devenu un esprit après avoir disparu dans le glacier Snæfellsjökull. En se retournant, le décor est tout aussi saisissant, avec une vue magnifique sur la montagne avoisinante, Stapafell.

Nous arrivons ensuite en bord de mer, où les colonnes de basalte et les rifts forment un paysage spectaculaire. Dressée dans l’océan, une impressionnante arche circulaire de basalte et de lave attire tous les regards : le rocher de Gatklettur, patiemment façonné par l’océan au fil des années. Le bruit des vagues et la force des éléments rendent l’endroit presque hypnotisant.

Nous poursuivons ensuite vers la cascade de Selvallafoss. Le GPS nous annonce l’arrivée dans un paysage totalement désertique : aucun signe de cascade, seulement un minuscule parking. Il faut descendre prudemment en contre bas de la route, sur un sol glissant et enneigé, pour finalement découvrir la chute d’eau en grande partie gelée. Mais c’est surtout la vue opposée qui nous émerveille : le lac gelé de Selvallavatn, entouré de montagnes, offre un panorama exceptionnel. Seuls face à cette immensité, nous ressentons une profonde sérénité.

Pour terminer la journée, direction les bains de Krauma. Cette station thermale moderne utilise l’eau naturelle de la source chaude de Deildartunguhver et propose six bassins, dont un d’eau froide.La baignade y est extrêmement agréable et il est d’ailleurs bien difficile de se motiver pour en sortir.

À noter toutefois : les vestiaires et les douches ne sont pas individuels, bien qu’ils soient non mixtes. Les règles d’hygiène en Islande imposent de se doucher entièrement nu avant d’enfiler son maillot. Au fil du voyage, nous avons d’ailleurs constaté que les Islandais ne sont pas pudiques et n’ont aucun tabou concernant la nudité et la sexualité, ce qui fait partie intégrante de leur culture.

Pour finir la journée en beauté, nous nous offrons un excellent repas au restaurant de Krauma — que nous recommandons les yeux fermés. On y déguste des plats à base de produits locaux, notamment ceux cultivés sous serre à Víðigerði. Une fois encore, l’accueil du personnel est chaleureux et attentionné. Une fin parfaite avant de reprendre la route vers la capitale.

Le lac Selvallavatn
Le lac Selvallavatn
Les bains chauds de Krauma
Les bains chauds de Krauma
Carte de l'Islande

Sud de l’Islande - Aurore boréale

Cascade Seljalandsfoss
Cascade Seljalandsfoss
Cascade Gljúfrabúi
Cascade Gljúfrabúi
Cascade Gljúfrabúi
Cascade Gljúfrabúi
Cascade Seljalandsfoss
Cascade Seljalandsfoss
Aurore boréale
Aurore boréale
Glacier Sólheimajökull
Glacier Sólheimajökull
Carte de l'Islande

Pour cette quatrième et dernière journée, nous prenons la route vers le sud du pays afin d’admirer deux cascades emblématiques : Seljalandsfoss et Gljúfrabúi. Sur le trajet, nous traversons plusieurs petites villes et villages, et l’appel du café se fait vite sentir. Nous faisons une pause à Selfoss, dans un petit café atypique qui fait également librairie, un endroit chaleureux et original, parfait pour reprendre des forces.

Nous reprenons ensuite la route et, de très loin déjà, la cascade Seljalandsfoss se dévoile. Haute de 60 mètres, impossible de la manquer. Elle est alimentée par le célèbre volcan Eyjafjallajökull, situé au nord. Nous nous garons sur le parking, payant cette fois-ci — une première sur un site touristique — pour 700 couronnes la journée. Face à nous s’étend une grande plaine presque sans neige, un contraste saisissant avec les paysages immaculés des jours précédents. La cascade, elle, reste entourée de neige et, alors que nous avançons, un bloc se détache soudainement du haut de la paroi.

À l’approche de Seljalandsfoss, le sol est encore gelé et extrêmement glissant, provoquant quelques petites chutes. Les crampons auraient encore été bien utiles. Comme souvent en Islande, seules de simples cordelettes empêchent de s’approcher trop près du bassin au pied de la cascade.

Après quelques photos, nous partons à pied vers Gljúfrabúi, située à seulement 5 à 10 minutes de marche. Beaucoup de visiteurs repartent après avoir photographié Seljalandsfoss sous tous les angles, sans savoir qu’une autre chute se cache à seulement 200 mètres. Nichée au fond d’un étroit canyon, Gljúfrabúi est dissimulée derrière la roche. Pour s’en approcher, il faut accepter de se mouiller un peu, marcher sur des cailloux glissants et se frayer un chemin entre les allers-retours des visiteurs. Au pied de la cascade, le bruit de l’eau est impressionnant, amplifié par la cavité. Mieux vaut prévoir des vêtements imperméables : on en ressort forcément trempé.

Après cette petite douche naturelle, retour au parking. Le chemin est plus facile qu’à l’aller, un tracteur étant passé pour déposer de la roche volcanique concassée sur les chemins gelés. Nous poursuivons ensuite notre route vers le glacier Sólheimajökull, l’un des plus accessibles d’Islande et le plus proche de Reykjavík, à environ 2h30 de route.

Depuis le parking, une vingtaine de minutes de marche suffit pour atteindre le glacier, en longeant le lac qui offre un panorama magnifique sur le lagon et ses icebergs. Le Sólheimajökull recule très rapidement à cause du réchauffement climatique, d’environ 50 mètres par an. Le lac à son pied n’existe d’ailleurs que depuis une dizaine d’années. La vue est saisissante : une glace d’un bleu ciel époustouflant, mêlée à la roche volcanique noire, crée un contraste spectaculaire. Pour ceux qui le souhaitent, il est possible de marcher sur le glacier, mais uniquement dans le cadre d’une excursion encadrée, l’accès libre étant strictement interdit sans équipement.

Le soleil commence à se coucher, il est temps de rentrer. Et c’est sur la route de notre dernier soir que la magie opère. Nous apercevons enfin une aurore boréale. Après l’avoir guettée tout au long du séjour, aidés par une application de prédictions et de signalements, le miracle se produit. Nous nous arrêtons sur le premier parking le long de la route pour profiter du spectacle. L’aurore nous accompagnera jusqu’à Reykjavík, suffisamment puissante pour être visible à l’œil nu — moins colorée que sur les photos, mais bien réelle — et même à travers la pollution lumineuse de la ville.

Nous n’aurions pas pu rêver meilleure fin pour cette dernière soirée en Islande, avant notre départ le lendemain.

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